Santé universelle : Des acteurs de la société civile burkinabé en formation

Pour permettre à l’ensemble des acteurs de la société civile de s’approprier le dossier d’investissement émanant du processus du Mécanisme mondial de financement (GFF), un atelier se tient ce 14 janvier 2020. Cet atelier est organisé par le Groupe Technique Santé de la Reproduction et le Réseaud de la Société civile pour la Nutrition (RESONUT) en partenariat avec SOS/Jeunesse et Défis. Il bénéficie du soutien financier du projet MSH.

Le processus du GFF est un mécanisme qui permet aux autorités nationales et leurs partenaires de définir les priorités, de mettre l’accent sur les points d’achoppement pour obtenir un résultat en vue de l’établissement d’une couverture sanitaire universelle.

Ledit processus a abouti à l’élaboration du dossier d’investissement qui implique les acteurs de la société civile.

L’atelier vise donc à renforcer l’appropriation des acteurs de la société civile sur ce dossier pour que la mise en œuvre soit un succès. « L’objectif est de faire en sorte que chaque acteur puisse intervenir sur le terrain en tenant compte des zones prioritaires qui ont été définies dans le dossier d’investissement », indique Ida Salou/ Kagoné, sécrétaire technique chargée de l’accélération de la transition démographique.

Elle ajoute que les directions centrales et décentralisées veilleront à apporter leurs contributions dans la synergie d’actions et surtout avec les acteurs de la société civile.

C’est un cadre d’échanges qui va permettre de dégager des recommandations pertinentes, réalistes et efficaces pour une meilleure prise en compte des financements endogènes pour la santé.

La vision du Mécanisme mondial de financement (GFF) de la santé est de mettre fin aux décès évitables des mères et des enfants. Des engagements forts ont été donc pris, selon Ida Salou/ Kagoné, sur les plans politiques et financiers mais, des efforts restent à faire pour capturer le dividende démographique.

Dans ce document, il est fait mention de l’état de la situation actuelle en termes de santé reproductive de la mère, de l’enfant et aussi, les goulots d’étranglement.

Notamment « ce qui est fait que jusqu’à présent, les indicateurs avancent timidement, les gaps de performances, les interventions à haut impact. Les zones prioritaires dans lesquelles il faut investir pour aider la population burkinabé à jouir le plus efficacement possible de son état de santé » argue Ida Salou/ Kagoné.

Pour le président de SOS/JD, Harouna Ouédraogo, les acteurs de la société civile doivent s’emparer du dossier afin de pouvoir faire un plaidoyer selon les zones prioritaires d’investissement qui ont été classées dans le document.

Nafisiatou Vebama

Publié 14-01-2020 dans infowakat