Santé sexuelle et reproductive / Selon le directeur national population et développement, le chemin à parcourir reste encore long pour la Guinée

Prenant la parole, ce jeudi, au cours d’un point de presse organisé en prélude de la Journée Mondiale de la Population célébrée en différé à Conakry, ce vendredi, le directeur national Population et Développement, Mohamed Sanoh, a donné des statistiques concernant la Guinée dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.

Selon cet expert, en dépit des progrès réalisés en matière de population et de développement, la Guinée accuse encore un retard dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive. « Les indicateurs montrent que la prévalence contraceptive est de 11% en 2018 contre une moyenne de 32% ; le taux de mortalité maternelle est de 150 femmes pour 100 mille naissances vivantes en 2016 contre moins de 100 décès maternels prévus dans la CIPD (Conférence Internationale Population et Développement) ; le taux de mortalité infantile est de 66 pour mille en 2018 contre 45 pour mille prévus dans le plan d’action de la CIPD », a-t-il précisé.

A en croire Mohamed Sanoh, le chemin à parcourir reste encore long, avant de pouvoir clamer avoir complètement accompli les engagements pris à la CIPD du Caire en 1994. « Pour faire face aux défis déclinés plus haut en particulier, et en matière de population et développement en général, dit-il, la Guinée a révisé sa politique nationale de population en 2018, en mettant davantage l’accent sur les grandes orientations suivantes : maîtrise de la dynamique de la population afin de ralentir la croissance démographique ; atténuation des disparités entre les statuts des hommes et des femmes ; amélioration des conditions de vie des groupes vulnérables ; préservation de l’environnement et d’un cadre de vie sain ».

Par ailleurs, le directeur national population et développement a souligné qu’au prochain sommet de Nairobi (CIPD+), « des chefs d’État et des ministres, des parlementaires, des leaders d’opinion, des experts techniques, des représentants des organisations de la société civile, des jeunes, des leaders communautaires, religieux et du secteur privé, des représentants des institutions financières internationales, des universitaires et académiciens et de millions d’autres personnes intéressées à la poursuite de la meilleure santé sexuelle et reproductive, vont se réunir pour un but commun : s’engager à achever la mise en œuvre complète et entière du plan d’action de la CIPD ».

Mohamed Soumah

Publié le 19-07-2019 Guinee7