Santé sexuelle et reproductive : Plus de 200 jeunes du secteur informel sensibilisés à Abobo

Plus de 200 jeunes filles et garçons issus du secteur informel (couture, artisanat, mécanique, ferraille…) de la commune d’Abobo ont été sensibilisés sur la santé sexuelle et reproductive, le samedi 19 janvier, à l’espace de l’école Bad d’Agbekoi, lors du lancement du projet Transform/Phare dénommé « Didier 2 Abobo et Treichville », une initiative de l’Ong internationale Population Service International (Psi).

Selon Zago Hervé, coordonnateur du projet, cette action dédiée aux jeunes filles comme garçons âgés de 15 à 24 ans du secteur informel vise à les emmener à un changement de comportement en matière de sexualité. «  Les études ont démontré que sur 10 jeunes, il y a 8 qui ont des aventures sexuelles qui malheureusement au cours des rapports sexuels,  ne se protègent pas et n’ont aucune connaissance sur les méthodes de la contraception », a-t-il relevé. Et d’expliquer qu’après le lancement à Abobo, le samedi 19 janvier et à Treichville le 16 janvier, la campagne va durer six mois. Il sera organisé des activités comme entre autres des communications interpersonnelles entre partenaires, couples sur la thématique de la santé reproductive, la planification familiale ; sensibilisation de la cible sur les conséquences du manque de communication dans une relation entre partenaires et ou avec les parents.

Des services mobiles de conseils en planning familial et contraception sont aussi installés sur les sites. A l’en croire, il sera également question de la formation du « club Didier » fort de 400 jeunes dont 200 à Abobo et 200 à Treichville. Ces jeunes dits « ambassadeurs » seront des relais de communication auprès de leurs camarades. Ils auront des causeries entre eux pour aborder les problèmes de sexualité et de contraception et prodiguer des conseils  aux autres.

Notons que le PSI qui a initié cette activité est une Ong de droit américain présente dans 65 pays. Elle œuvre dans le domaine de la santé publique.

Jean Bavane Kouika

Publié le 20-01-2019 dans fratmat