Santé sexuelle et reproductive: Des acteurs veulent relancer le processus d’adoption du projet de loi

« Il s’agit de faire l’état des lieux du processus d’adoption de la loi sur la Santé Sexuelle et Reproductive(SSR). Mais aussi de mettre en place un plan d’action pour relancer le processus bloqué. » C’est par ces mots que Dr Yao N’Dri Nathalie, directrice des programmes de l’Association ivoirienne pour le bien-être familial (Aibef) et également présidente de la coalition de la société civile Santé Reproductive(SR)/Planification Familiale(PF), a défini les objectifs de l’atelier du jeudi 25 juillet au siège de l’Aibef à Treichville.

La rencontre organisée par le groupe technique du Programme National de la Santé Mère Enfant (PNSME) pour discuter de ce projet a réuni plusieurs acteurs impliqués dans les questions en rapport avec la PF/SR. L’activité qui s’inscrit dans le cadre du projet Leadership des femmes du Sahel vise à contribuer au développement à travers deux grands piliers: l’autonomisation de la femme et la planification familiale de qualité accessible à tous.

«C’est de faire en sorte que le directeur coordonnateur du programme national pour la santé mère-enfant puisse relancer le processus d’adoption de la loi Santé Sexuelle et Reproductive(SSR) », a projeté Dr Yao N’Dri Nathalie.

Elle s’est aussi réjouie des résolutions qui ont débouché sur la mise en place d’un groupe technique de travail mère-enfant qui va conduire les actions de plaidoyers auprès du ministre en charge de la Santé, Dr Aka Aouélé. « Nous sortons satisfaits en tant que leaders », a reconnu la présidente de la coalition de la société civile Santé Reproductive(SR)/Planification Familiale(PF).

« C’est pour que tous les acteurs impliqués dans le programme coordonnent les actions pour agir ensemble pour avoir un impact sur la qualité des soins. Car, il ressort de plus en plus que la Côte d’Ivoire reçoit beaucoup d’aide, mais les indicateurs ne sont pas à la hauteur de la performance économique de la Côte d’Ivoire. C’est le temps d’agir pour que cela change. Afin que les femmes soient sauvées »a, quant à lui, ajouté Dr Gnou Tanoh, directeur coordonnateur du Programme National de la Santé Mère Enfant (PNSME).

Depuis longtemps, la Côte d’Ivoire s’est engagée avec les pays du Partenariat de Ouagadougou (Po) pour relever le défi de réduire la mortalité maternelle à travers la promotion de la planification familiale pour capter le dividende démographique.

Isabelle Somian

Publié 9-08-2019 dans fratmat