Promotion de la santé maternelle et néonatale : L’ONG IPC/BF outille une vingtaine de journalistes

Ce jeudi 27 décembre 2018 s’est tenue, à Ouagadougou, une rencontre d’orientation d’une vingtaine de journalistes sur la promotion de la santé maternelle et néonatale. Cette rencontre a été initiée par l’ONG Initiative Privée et Communautaire pour la santé et la riposte au VIH au Burkina Faso (IPC/BF) et a permis d’outiller les journalistes sur le cadre stratégique « Collaborer avec les individus, les familles et les communautés pour améliorer la santé maternelle et néonatale (IFC). »

Les chiffres sur la santé maternelle et néonatale au Burkina Faso ne sont guère reluisants. Selon l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) 2010, le pays enregistrait 341 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Et sur 1 000 naissances vivantes, 28 meurent avant un mois de vie (mortalité néonatale), 65 meurent avant un an (mortalité infantile) et 129 meurent avant leur cinquième anniversaire (mortalité infanto-juvénile).

Toutes les heures au Burkina Faso, une femme meurt des suites d’une complication de grossesse et huit nouveau-nés meurent également. Les décès maternels sont à 29% dus aux hémorragies et à 21% dus aux infections. La mortalité néonatale, elle, est due à 20% au paludisme et à 20% également aux maladies évitables par la vaccination.

Pour changer la situation, le ministère de la Santé met en œuvre un plan d’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan, il a retenu le cadre stratégique de l’Organisation Mondiale de la Santé dénommé « Collaborer avec les individus, les familles et les communautés pour améliorer la santé maternelle et néonatale (IFC). » C’est une stratégie de promotion de la santé focalisée sur la santé maternelle et néonatale. Un programme que le ministère déroule avec l’appui de l’ONG Enfants du Monde, l’UNFPA, l’ONG Family Care international, Management Sciences for Health et le consortium H4+Canada.

La mise en œuvre du programme IFC a permis d’engranger des résultats encourageants qui ont convaincu le ministère de la Santé d’élaborer une stratégie et un plan de passage à grande échelle (PAGE) pour la période 2016-2020.

C’est dans le cadre de ce passage à grande l’échelle que l’ONG Initiative Privée et Communautaire pour la santé et la riposte au VIH au Burkina Faso (IPC/BF) a été retenue pour assurer l’accompagnement des partenaires de santé aux différents niveaux du système de santé.

Dans le cadre de ses activités et pour mieux faire connaître le programme IFC, l’IPC/BF prévoit, dans son plan de travail 2018, l’insertion de publications dans les médias. D’où la nécessité d’outiller les journalistes sur la stratégie IFC afin de renforcer la visibilité du programme.

« Les médias sont une force de renforcement des connaissances et d’éducation de la population sur les actions, aussi bien du système public que des ONG. Donc nous estimons que s’il y a des acteurs qui peuvent être des relais pour faire connaître le programme, c’est bien les médias », a expliqué Eugène Bakouan, assistant planification, suivi-évaluation à IPC/BF.

Un avis partagé par le Dr Moussa Dadjoari de la Direction de la santé de la famille qui reconnaît que pour mieux faire passer les informations sur la planification familiale, sur la santé maternelle et néonatale, le ministère de la Santé a besoin des médias.

Ainsi au cours de la rencontre, les hommes de médias ont bénéficié de plusieurs communications qui ont porté sur la situation de la santé maternelle et néonatale, sur le cadre stratégique IFC et sur les interventions du cadre stratégique IFC. A l’issue de la formation, les journalistes ont pris des engagements pour assurer autant que faire se peut la visibilité du processus et des résultats du programme IFC.

Justine Bonkoungou

Publié le 27-12-2018 dans Lefaso