Prévention et répression du harcèlement sexuel: l’UPMB outille les femmes des médias

L’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) n’est restée en marge des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. Mercredi 9 décembre 2020, un atelier a réuni, à la Maison des médias, une vingtaine de femmes professionnelles des médias pour échanger sur les mécanismes de prévention et de répression du harcèlement sexuel dans les médias au Bénin.

Contribuer à un environnement de travail sain pour les femmes des médias, répertorier les différentes formes de violences faites aux femmes et surtout outiller les femmes des médias sur le cadre légal de la dénonciation et de la répression du harcèlement sexuel au Bénin. Ainsi se décline l’objectif de l’UPMB à travers l’organisation de cet atelier qui a reçu l’accompagnement financier de Oxfam Québec et celui technique de l’Association internationale des femmes juges chapitre du Bénin.

Dans son mot de bienvenue, la présidente de l’UPMB Zakiatou Latoundji a souligné que, selon une étude du ministère de la Famille et de la solidarité nationale réalisée en 2009, près de 70% des femmes béninoises disent avoir subi au moins une fois dans leur vie une violence. Selon elle, le phénomène a pris de l’ampleur malgré le vote de textes de loi, notamment la loi n°2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes. Les femmes des médias n’en sont pas épargnées. C’est pourquoi, aux dires de la présidente Zakiatou Latoundji, l’UPMB a senti le besoin de s’associer à la campagne internationale initiée par Oxfam et qui dure 16 jours, du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes au 10 décembre, Journée internationale des droits humains.

Dans son intervention, Edwige Aklou Tangni, Chargée de communication de l’Association Internationale des Femmes Juges, chapitre du Bénin (AIFJ-Bénin), trouve qu’il est utile de partager avec les femmes des médias les dispositions législatives prises au Bénin pour poursuivre et réprimer efficacement les faits de harcèlement sexuel. Elle espère que ce cadre d’échanges permettra de mieux outiller  les participantes sur les réflexes, les gestes, les faits et les dispositions légales qui sont prévus en matière de répression du harcèlement sexuel au Bénin.

Plusieurs communications sont prévues pour être déroulées. La première, présentée par le Président du tribunal de Dassa-Zoumé Armel Azodogbèhou, porte sur le Cadre légal de la prévention et de la répression des violences faîtes aux femmes au Bénin.

B.H

Publié le 11-10-2020 dans matinlibre