Plaidoyer pour une prise en charge intégrée

Le développement Intégré de la Petite Enfance englobe, en plus des questions sanitaires, plusieurs problématiques dont l’éducation et la nutrition, a souligné mercredi le Médecin Alioune Badara Tall, de la Division chargée de la survie de l’enfant à la Direction de la santé, de la mère et de l’enfant.

« Le développement de l’enfant n’est pas seulement dans le domaine de la santé’’, il concerne également le ’’développement physique et moral », a-t-il précisé à l’ouverture d’un atelier d’information sur le Développement Intégré de la Petite Enfance (DIPE), à l’intention des journalistes.

« Le ministère de la Santé va veiller à l’élimination de tous les décès évitables de l’enfant d’ici à 2030, comme il est indiqué dans les Objectifs de développement durable », a dit M. Tall.

Selon lui, le Sénégal veut atteindre les Objectifs de Développement Durables relatifs à la survie de l’enfant, dans ce délai-là, ce qui passe notamment par l’élimination des « décès évitables de nouveau-nés et d’enfants » de moins cinq ans.

Il s’agit aussi de « faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès à des activités de développement et de soins de la petite enfance », a ajouté Alioune Badara Tall.

Il a par ailleurs souligné la nécessité d’une « forte communication sur les 1.000 premiers jours de la vie, qui vont de la grossesse à l’âge de deux ans ». Tout se prépare pendant cette période, pour que l’enfant « puisse grandir de façon harmonieuse », a expliqué M. Tall.

De cette manière, le Développement Intégré de la Petite Enfance est une problématique englobant plusieurs domaines : la santé, la nutrition, la protection et l’éducation de l’enfance.

Dans sa communication sur « les pratiques familiales essentielles », Ndongo Diarra, un autre employé de la division chargée de la survie de l’enfant, est revenu sur l’importance des « comportements adéquats des familles et des communautés’’, en lien notamment avec la promotion de la croissance physique et mentale de l’enfant.

« Les défis restent cependant le respect du continuum de soins, le renforcement de la prise en charge des 1.000 premiers jours notamment, l’augmentation de la demande de soins, le respect des rendez-vous [médicaux] et le recours précoce aux soins », a-t-il expliqué.

La Directrice de la santé et de la nutrition à l’Agence Nationale de la Case des tout-petits, Sophie Guèye Sow, a annoncé ’’un déclic’’ dans la prise en charge de la petite enfance, avec l’arrivée de nouveaux partenaires comme la Banque Mondiale et l’Agence Coréenne de Coopération Internationale.

Les cases des tout-petits sont importantes « pour les enfants, car il y a beaucoup d’acquisitions’’ faites par les enfants de zéro à six ans dans ces structures, selon Mme Sow.

Elle souligne qu’il y a « des principes majeurs du Développement Intégré de la Petite Enfance qui tournent autour de la reconnaissance et de la promotion des droits de l’enfant, l’intégration, la co-prise en charge, sans se substituer aux familles et aux communautés, les valeurs locales et universelles, entre autres ».

SKS/BK/ESF