Plaidoyer de haut niveau sur l’outil ODD/FP : Le MPFEF sollicite l’adhésion du CESC

A travers cette session, le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (MPFEF) émet le vœux d’échanger avec les autorités nationales, pour le respect des engagements pris en vue de relever les défis d’alignement sur les priorités.

Conformément aux instructions du Premier Ministre, sous l’ordre du Président de la République, le département en charge de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille est à pied d’œuvre, pour que les engagements pris, à la faveur de la promotion du genre, en lien avec la planification familiale, soient traduits en actes concrets sur le terrain. C’est pourquoi il a organisé une journée de plaidoyer, à l’attention des membres du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC). Cette journée placée sous la co-présidence du Président du CESC et de Mme le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille s’est déroulé le 27 février dernier, dans l’enceinte de ladite Institution, sise à Koulouba.

Deux discours ont marqué la cérémonie d’ouverture de la rencontre. Celui du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Diakité Aïssata Kassa Traoré a permis de camper le décor.

La planification familiale a de multiples avantages que les autorités du Mali ont bien compris a souligné Mme le Ministre. C’est ce qui explique, selon elle, l’engagement de notre pays, au niveau national et international, à réduire considérablement, la mortalité maternelle et infantile. Cela s’est manifesté à travers des actes concrets, dans tout le pays.

Mais, force est de reconnaître la lenteur des progrès enregistrés sur le terrain, avec un taux de prévalence contraceptive de 16 % a déploré Dr Diakité Aissata Kassa Traoré. S’y ajoute l’existence de besoins importants non couverts, en matière d’offre de services de planification familiale, malgré l’existence de la loi nº 02-044 du 24 juin 2002, relative à la santé de la reproduction. Cette loi, faut-elle la rappeler met en exergue, les droits des couples et des individus.

Toujours à en croire, Dr Diakité Aïssata Kassa Traoré, la pratique de la planification familiale est confrontée aujourd’hui à un certain nombre de défis. Elle a cité, entre autres :

  • l’insuffisance de couverture en infrastructures socio-sanitaires dotées de moyens adéquats ;
  •  la faible implication des jeunes aux services de santé de qualité ;
  •  l’insuffisance dans le suivi et la coordination des interventions ;
  • l’insuffisance dans la mobilisation des ressources, etc.

« La promotion de la santé et du genre, est une nécessité dans notre pays, en vue d’éduquer davantage, des milliers de famille, et d’améliorer les résultats liés à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) a indiqué Mme le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

Le président du CESC, Dr Boulkassoum Haïdara, pour sa part, dira que le choix porté à son institution, pour un tel plaidoyer est judicieux pour quelques raisons. Il s’agit de : la compétence qu’a le CESC, par rapport à tous les aspects du développement économique, social et culturel et le rôle qu’elle joue dans l’élaboration d’un recueil annuel, en tant que creuset de la société civile.

Tout en déplorant des insuffisances constatées dans la promotion de l’égalité entre femmes et hommes, le président de l’Institution a rappelé quelques résultats enregistrés. Il s’agit, entre autres, de : la réduction de 30 % des pratiques préjudiciables à la femme ; la prise des mesures pour suivre les allocations budgétaires en faveur de l’égalité des sexes, etc.

Après ces deux interventions, une présentation PowerPoint sur l’outil des ODD/PF a été faite par Dr Seydou Traoré. Ce dernier a remercié le département et son partenaire, le Canada, pour l’organisation de cette journée de plaidoyer.

Diakalia M Dembélé

Publié le 02-03-2020 dans Malijet.co