« Pas besoin d’attendre 2030 pour améliorer les conditions de vie des africains » Mabingue Ngom

L’Afrique n’a pas besoin d’attendre l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030 pour améliorer les conditions de vie de ses populations, a déclaré, mardi, à Naïrobi (Kenya), le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Mabingue Ngom.

« Nous n’avons pas besoin d’attendre 2030 pour le faire, parce que nous avons tous les moyens pour le faire », a-t-il dit lors d’un point de presse tenu en marge de l’ouverture officielle de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD 25). La CIPD25 se tient dans la capitale kényane, sur le thème : « Accélérer les promesses ».

Selon Mabingue Ngom, l’Afrique bénéficie de l’engagement politique et de la volonté de tous les acteurs, notamment de la société civile et des leaders de tous bords.

Il y a surtout l’engagement des gouvernements et des partenaires et d’une voie. Je pense que nous avons la possibilité de transformer la vie de nos populations, de créer des conditions pour la postérité avant 2030, a-t-il lancé.

Pour lui, la conférence de Nairobi ne consiste pas seulement à parler de la pertinence de la planification familiale ou de la pertinence de lutter contre les violences basées sur le genre.

Elle doit plutôt insister sur la manière de ’’construire l’Afrique autour de bonnes pratiques et de bonnes expériences pour, ensemble, à travers de véritables partenariats, accélérer la cadence’’. « Donc, lors de ce sommet de Nairobi, l’objectif consiste à accélérer la cadence pour faire en sorte que l’accent soit mis sur les pays où les progrès n’ont pas été brillants (…) », a-t-il souligné. Il pense que beaucoup de choses restent à faire, car « plusieurs centaines de millions » de femmes meurent encore en couche dans certains pays d’Afrique et bien d’autres qui n’ont pas accès aux services de planification familiale.

LTF/ASG/BK

Publié le 12-11-2019 dans APS