Le taux de prévalence contraceptive a atteint 37% en Afrique (responsable)

Le taux d’utilisation de la planification familiale chez les femmes mariées en Afrique a atteint aujourd’hui 37% contre seulement 15% il y a de cela 25 ans, a déclaré, mardi à Dakar, Dr Marème Dia Ndiaye de la Division de la planification familiale à la Direction de la Santé de la mère et de l’enfant du Sénégal.

S’exprimant à l’ouverture d’une consultation régionale sur le rôle essentiel de l’élimination des besoins non satisfaits en matière de planification familiale (BNS), Mme Ndiaye a indiqué que la zone de l’Afrique de l’ouest et du centre, avec un taux de prévalence contraceptive à seulement 18% est caractérisée par les plus forts taux de BNS de l’ordre de 24%.

Pour Marème Dia Ndiaye, les promesses de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) de 1994 au Caire restent d’actualité et « il nous faudra avancer dans un environnement en pleine mutation, utiliser les données basées sur des preuves d’une manière approfondie pour les accélérer de manière significative », dit-elle.

Cet atelier organisé dans le contexte actuel des Objectifs de développement durable et 25 ans après le CIPD de 1994 au Caire devrait ainsi permettre aux pays de l’Afrique de l’ouest et du centre de discuter du financement de la planification familiale, « un défi pour la pérennisation de nos programmes et d’échanger nos expériences respectives en matière de réduction des besoins non satisfaits en PF.

Quelque 130 participants comprenant un éventail de parties prenantes allant du gouvernement, des donateurs, des jeunes, de la société civile, du secteur privé ainsi que les 23 bureaux de pays de l’UNFPA vont prendre part à cette consultation dont l’objectif est de mieux faire comprendre l’importance de mettre fin aux besoins non satisfaits en matière de planification familiale pour tirer profit du dividende démographique en vue de la réalisation de l’agenda pour le développement durable 2030.

Publié le 15-10-2019 dans APA