L’Afrique enregistre la plus rapide progression du niveau d’utilisation de la contraception (étude)

L’Afrique est le continent qui enregistre la plus rapide augmentation du taux d’utilisation de la contraception des femmes en âge de procréer, a révélé une étude publiée en marge de l’ouverture lundi à Kigali, de la cinquième conférence internationale sur la planification familiale.

Cette étude menée notamment dans 69 pays présentés comme étant les plus pauvres du monde renseigne que l’utilisation de la contraception augmente le plus rapidement sur le continent noir où désormais 24 % des femmes en âge de procréer utilisent.

‘‘Les gouvernements des pays donnent la priorité aux programmes de planification familiale en tant qu’élément essentiel de leurs stratégies de développement’’, a dit Jason Benner, responsable du Partenariat planification en 2020 (FP 2020), cité dans le rapport intitulé ‘’FP 2020 : Catalyzing collaboration’’

Le rapport a été produit par ce partenariat mondial de ‘‘premier plan qui soutient le droit des femmes et des jeunes filles de décider librement et pour elle mêmes’’, a-t-il expliqué lors d’un point de presse tenu en marge de l’ouverture de la Conférence internationale sur la planification familiale.

Dans les pays étudiés, le rapport montre que plus de 317 millions de femmes et de jeunes filles choisissent aujourd’hui d’utiliser une méthode contraceptive moderne. Cela représente 46 millions d’utilisatrices supplémentaires par rapport à 2012 année de lancement du partenariat FP2020.

‘‘Ces performances ont évité 119 millions de grossesses non désirées, 20 millions d’avortements clandestins et 137 000 décès maternels’’, a fait valoir M. Benner.

Dans tous les pays africains, le besoin non satisfait en termes de contraception moderne chez les femmes mariées en âge de procréer a universellement diminué depuis 2012, note le rapport.

En Afrique de l’Ouest par exemple, 38 % de la demande a été satisfaite en 2018 contre 32 % en 2012.

Pour la Directrice exécutive de FP2020, Beth Schlachter, ‘‘les femmes représentent la moitié de la population mondiale et il ne peut y avoir de population en bonne santé dans le monde sans soins de santé reproductive’’.

Il s’agit pour FP2020 de ‘‘veiller à ce que toutes les femmes et jeunes filles aient accès à une contraception complète, gratuite et volontaire’’.

Même si des ‘’progrès impressionnants’’ ont été notés, il reste encore beaucoup de travail à faire dans le domaine de la collaboration intersectorielle qui joue un rôle de plus en plus important.

Adama Diouf Ly

Publié le 12-11-2018 dans APS