Journée Mondiale de la Population: Les États membres des Nations Unies interpellés à réduire de 75 % la mortalité maternelle

Au cours de la célébration de la journée mondiale de la population dans un complexe hôtelier à Conakry ce vendredi, le Fond des Nations unies pour la population (UNFPA) et ses partenaires au développement ont rappelé les dirigeants des États membres de l’ONU sur leurs promesses tenues en 1994 au Caire, lors de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD).

Au cours de cette conférence, les 179 gouvernements et États membres des Nations unies se sont entendues pour changer fondamentalement une approche des questions de population et placer les droits de l’homme y compris les droits pour les femmes à la santé reproductive, au cœur des efforts visant à améliorer la qualité de vie de tous comme prérequis à parvenir à une croissance économique et un développement durable.

Cette journée a été une occasion de rappeler aux dirigeants de par le monde, afin qu’ils puissent se pencher sur ces objectifs inachevés et faire en sorte que ces promesses tenues au Caire, en Egypte soient réalisées. Réduire de 75 % la mortalité maternelle ; parvenir à l’équité de genre pour l’accès à l’éducation et à un environnement sain pour l’épanouissement de tout individu ; éliminer toutes les formes d’exploitation de sévices, de harcèlements et violences envers les femmes, les adolescents et les enfants. À ces objectifs, s’ajoutent l’élimination du mariage d’enfants et les mutilations génitales féminines et la mise à disposition au niveau de chaque femme et fille une gamme complète de méthodes sûrs et fiables de planification familiale, etc.

La représentante du Fond des Nations unies pour la population (UNFPA) a signalé que les défis sont réels que les progrès observés au cours des 25 dernières années en Guinée. «En comparant les données, nous constatons que le ratio de la mortalité maternelle est passé de plus de 980 à 550 décès pour 100 000 naissances vivantes. Mais la mortalité néonatale a à peine bougé allant de 33 à 32 décès pour 1000 naissances vivantes. Le taux d’accouchements assistés par du personnel qualifié est passé de 43% à 55%. Le nombre moyen d’enfants par femme a baissé de 5,1 à 4,8 (…)», rappelle Barbara Sow.

Ces statistiques sont effrayantes certes, mais le gouvernement à travers le département en charge du Plan et du développement tiendra compte, d’après Péma Guilavogui, secrétaire général du plan au ministère de la coopération.

Dansa Camara

Publié le 19-07-2019 dans Guinée 360