Guinée : Atelier de Formation de 10 Journalistes sur les Droits en Santé Sexuelle et Reproductive

Ce jeudi 20 février 2020, s’est ouvert un atelier de formation sur les Droits en Santé Sexuelle et Reproductive  (DSSR) à l’intention de dix journalistes issus de la presse en ligne, des radios et de la presse écrite. Cette formation est financée par le bailleur de fonds Amplify Change sous la subvention du Consortium d’ONG composé de CAEB, Ebenezer, Humanity Inclusion et la Coalition régionale des OSC/PF en Afrique de l’Ouest.

« Cette formation a été inscrite dans le plan d’action de plaidoyer pour la lutte contre les violences basées sur le genre dans le but d’améliorer l’application des textes de lois de violences, plus particulièrement le viol. C’est ainsi que la Coalition des  OSC / PF a jugé nécessaire de doter les médias de compétences en matière de DSSR afin de lutter contre les Violences basées sur le genre et de faire des plaidoyers pour l’application des textes de lois » à rappeler Hadja Bintou BAMBA.

La réaction de la Coalition s’est manifestée par rapport à la volonté politique et législative des autorités guinéennes à protéger les filles et femmes contre toutes formes de violences traduit par la signature, la ratification et l’adoption de plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux.

Au plan national

On note la loi portant sur la Santé de la Reproduction, la loi fondamentale, quelques dispositions des codes (pénales et civiles), le code de l’enfant, la création d’un Observatoire National de Lutte contre les Violences basées sur le Genre, la création au Ministère de la Sécurité d’un Office National pour la Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM)…

Au niveau international

Comme exemples, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Convention sur les Droits de l’Enfant, la Déclaration sur l’élimination de la violence, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et son Protocole relatif aux Droits des Femmes…

Manifestement, il s’avère qu’une grande partie de la population méconnaît l’ensemble du système mis en place par les autorités pour protéger les filles et femmes de violences. D’un autre aspect, la population accuse les autorités judiciaires pour leur laxisme dans la poursuite des présumés violeurs. Et les autorités de leur côté accusent la population à faire des arrangements complaisants.

En pareille situation, que faut-il faire ?

Une vraie question à répondre à laquelle les Organisations de la Société Civile pour la Planification Familiale ont envisagé d’outiller la presse en matière de Droits en Santé Sexuelle et Reproductive en sachant le rôle médias.

Les outils qui seront mis à la disposition des journalistes les permettront d’informer les populations sur l’ensemble des textes en matière de DSSR et les procédures par lesquelles on peut porter plainte auprès d’une juridiction. En outre, ils réaliseront aussi des émissions pour interpeller les décideurs à appliquer les textes de lois et susciter chez les populations à dénoncer les cas de violences basées sur le genre.

Dounouwa

Publié le 20-02-2020 dans Honoumou