Gouvernance / Le forum des partenaires au développement du département du Couffo tenu à Klouékanmey

La préfecture d’Aplahoué en partenariat avec la direction départementale du plan et du développement des départements du Mono et du Couffo et les institutions partenaires au développement, a organisé mercredi à Klouékanmey, le forum des partenaires au développement du département du Couffo, édition 2018 afin de mobiliser les partenaires techniques et financiers autour des idées de projets des six communes du département.

Ce forum des partenaires au développement est un cadre d’échanges d’informations et de partage d’expériences, sur les actions que chaque partenaire mène ou entend mener au profit des communes, en vue d’appuyer la mise en œuvre des plans de développement.

En l’organisant, la préfecture d’Aplahoué, entend, non seulement accompagner les collectivités locales dans la mobilisation des ressources et de mieux coordonner les actions des partenaires au développement tout en renforçant l’appui conseil au niveau des communes, mais aussi de mobiliser les partenaires techniques et financiers autour des idées de projets des six communes du département.

Selon le préfet Mègbédji, les acteurs communaux participants au forum, doivent saisir cette tribune de discussion pour exposer et promouvoir les opportunités de leurs territoires respectifs afin d’attirer l’attention des partenaires sur les projets porteurs de leurs localités.

Avant la présentation des idées de projets par les communes, les participants ont suivi trois communications sur différents thèmes à savoir, forum des partenaires au développement, rôles et responsabilités de la communauté des communes du Couffo, les grossesses en milieu scolaire et artisanal puis le partenariat public-privé, quels défis pour les communes.

Parlant des grossesses en milieu scolaire et artisanal, les participants ont fait remarquer, que les statistiques avancées sur le taux de grossesses en milieu scolaire et artisanal ne reflète pas la réalité sur le terrain car, estiment-ils, « le nombre de cas de grossesses enregistrés par les mairies avec l’appui des centres de promotion sociale, dans le rang des élèves et apprentis est largement supérieur à celui recensé par les ONG partenaires».

A en croire les élus communaux, une frange des jeunes n’est souvent pas prise en compte dès qu’il est question de grossesse précoce et de la santé sexuelle de reproduction des adolescents et des jeunes.

Pour eux, les jeunes filles vivant dans les villages et qui sont en tout temps dans les champs sont également confrontées au mariage précoce. Selon ces élus une stratégie d’intervention à leur endroit serait la bienvenue.

Enfin, abordant les défis du partenariat public-privé, le chef de file des ONG partenaires, Raymond Aissan, a souhaité une concertation active des acteurs autour des enjeux de développement des communes et plus de mobilisation des ressources financières pour la réalisation des projets et programmes

Publié le 28-11-2018 dans ABP