Education / Les enseignants des CEG Adjahonmey et Lalo outillés sur les textes de loi sur le harcèlement sexuel et la santé sexuelle

Le réseau WILDAF-Bénin en partenariat avec l’agence béninoise pour la promotion de la famille (ABPF) a procédé mercredi, au renforcement de capacités d’une vingtaine d’enseignants des collèges d’enseignement général d’Adjahonmey et de Lalo sur le harcèlement et la santé sexuelle et la santé de reproduction afin de leurs faire approprier les dispositions pertinentes des textes de loi relative à ces thématiques.

En organisant cette formation de renforcement de capacités au profit des enseignants, WILDAF-Bénin veut, de façon générale, leurs faire approprier les dispositions des textes de loi relative à la santé sexuelle et à la santé de reproduction, ainsi que la loi sur le harcèlement sexuel et de façon plus spécifique les amener à internaliser leur connaissance afin de les dupliquer. Elle vise aussi, à les amener à percevoir la nécessité de combattre toutes formes de violences exercées sur les enfants en général et en particulier sur les filles et à dégager des stratégies pratiques de lutte et de dénonciation des cas de violences.

A en croire le communicateur, Lorin Ayatomey, la santé sexuelle de reproduction est la santé appliquée à l’organe génital tandis que le harcèlement sexuel est le fait qu’une personne, qui, forcément en position de supériorité, utilise sa position pour obtenir une faveur sexuelle à son profit ou au profit d’une tierce personne contre la volonté de la personne qui est harcelée.

Toutefois, nuance-t-il, « en aucun cas et par rapport au droit positif béninois en vigueur celui qui est en position de soumission ne peut harceler son chef».

Selon ce dernier la situation peut être attentatoire au droit lié à la santé sexuelle et à la reproduction mais on ne peut pas l’appeler harcèlement. « On ne l’appellera harcèlement si c’est d’en haut que vient la pression vers le bas » a-t-il précisé.

Toujours pour Lorin Ayatomey, la formation a permis aux enseignants de savoir en tant que citoyen et particulièrement en tant qu’enseignant quel est leur responsabilité, leur devoir par rapport à la vulgarisation de ces directions normatives et règlementaires et par rapport à l’accompagnement qu’il faut aux personnes que la loi a dit vulnérable en matière de harcèlement.

Au cours de la sensibilisation, les enseignants ont été également briefés sur les voies de recours en cas de harcèlement et qui sont de deux ordres à savoir le recours administratif et le recours judiciaire.

Aux termes de la formation, Gérard M’Bouké et Djiman Sogbossi respectivement professeurs au CEG Adjahonmey et Lalo ont promis restituer la formation à leur base et œuvrer pour que le phénomène du harcèlement sexuel en milieu scolaire régresse dans les localités ciblées par le réseau WILDAF-Bénin et son partenaire ABPF.

Publié le 02-11-2018 dans agence Bénin presse