Conakry : de nombreux acteurs en conclave pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, en collaboration avec les Partenaires Techniques et Financiers, a organisé ce mercredi, 8 août 2018, une réunion de coordination des interventions en santé de la reproduction. La démarche vise à échanger sur les acquis et faiblesses des projets et programmes dans le domaine de la santé de la reproduction et préconiser des solutions appropriées, a appris Guinée matin à travers un de ses reporters.

Des cadres venus des départements de la santé, de la promotion féminine, de la jeunesse, de l’éducation nationale et des acteurs de la société civile avec l’appui des partenaires techniques et financiers ont pris part à cette réunion axée l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Selon le ministre d’Etat, ministre de la Santé, Dr Edouard Ngnankoye Lamah, « cette rencontre constitue une instance d’échanges sur le niveau de réalisation des activités, qui contribuera à l’amélioration, à l’efficience et à l’efficacité des interventions en santé de la reproduction ».

C’est ainsi que le Dr Lamah va dresser un tableau peu reluisant de la situation qui prévaut dans notre pays.

Il faut noter que l’évaluation a permis de montrer la très faible couverture en formations sanitaires soutenues, avec la fable existence des formations sanitaires ou cellules de base, du non respect ou inexistence de normes en matière de création des formations sanitaires et de leur équipement, la faiblesse du système d’information sanitaire, l’insuffisance et la mauvaise répartition des ressources humaines.

Par ailleurs, le ministre de la santé a fait savoir que « les indicateurs de santé maternelle et infantile sont encore… même si on note une amélioration significative avec la dernière enquête de 2016. Des efforts restent encore à déployer pour améliorer le niveau de ces indicateurs. Le ratio de mortalité maternelle est passé de 724 à 550 décès pour 100 mille naissances vivantes ; La mortalité néonatale, de 38 à 20 pour 1000 naissances vivantes ; la mortalité infantile, de 67 à 34 pour 1000 naissances vivantes ; la mortalité infanto-juvénile, de 123 à 88 pour 1000 naissances vivantes ; l’indice synthétique de fécondité de 5,7 à 4,8 enfants par femme ».

Pour faire face aux nombreuses difficultés constatées dans le cadre de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, le ministre d’Etat à la santé préconise l’implication de tous les acteurs. Cela passe entre-autres par « l’équipement des établissements et la répartition géographique équilibrée du personnel de santé qualifié, la mise en œuvre de la gratuité des soins obstétricaux dans tout le pays avec des mesures d’accompagnement tels que la dotation des structures de santé en kits d’accouchement, la mise en œuvre des méthodes de planification familiale, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la vaccination, la consultation prénatale, la distribution gratuite de moustiquaires imprégnés et la prise en charge des cas cliniques du paludisme»

Pour sa part, Ndiouga Diallo, représentant par intérim du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), a expliqué que les partenaires techniques et financiers « s’alignent sur les priorités du gouvernement guinéen, sous la coordination du ministère de la santé pour l’atteinte de ses objectifs. Nous réitérons notre engagement à appuyer le gouvernement guinéen dans sa politique de développement du pays au bénéfice des populations ».

Alpha Mamadou Diallo

Publié le 08-08-2018 Guinee matin