Amélioration de la santé de la mère et de l’enfant: Des journalistes outillés

Du 26 au 29 novembre, se déroulera à Cotonou la réunion de revue et de planification des interventions de la santé sexuelle, reproductive et droits connexes. En prélude à cet évènement, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a organisé, en collaboration avec le ministère de la Santé, un briefing au profit des journalistes spécialistes des questions de santé, vendredi 15 novembre dernier à Cotonou.

L’Afrique, en dépit de multiples moyens déployés par les défenseurs de la santé publique, connait une mortalité maternelle et néonatale élevée. C’est donc pour éliminer les décès évitables des mères et des enfants qu’est initiée la réunion de revue et de planification des interventions de la santé sexuelle, reproductive, et droits connexes. Parmi les objectifs de cette initiative, on pourrait noter le renforcement des capacités opérationnelles des services de santé, l’élargissement de l’accès aux services de planification familiale à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, et le renforcement du partenariat en faveur de la mise en œuvre de la santé de la reproduction.

Selon le chef bureau de l’OMS au Bénin, Dr Raoul Saizonou, la présente initiative vise le mieux-être de la mère et du nouveau-né au Bénin. Elle a pour but de travailler à sauver ces mères qui meurent au cours d’avortement non sécurisé ou en voulant donner la vie. Aider les pays à réduire la mortalité maternelle et à atteindre les cibles des ODD par une approche fondée sur les systèmes de santé est le leitmotiv de cette initiative, objet de la rencontre prochaine. L’initiative accorde une attention particulière à la charge de mortalité et de morbidité maternelles négligées. En particulier en faveur des populations les plus vulnérables, notamment celles en situation de crise humanitaire. Dans le cadre de cette initiative, les aides prévues sont accordées en priorité aux pays affichant un taux élevé de grossesses non désirées et leurs corollaires.

Dr Thierry Lawalé a fait remarquer que la mortalité maternelle et celle des enfants de moins de cinq ans demeurent encore élevées dans notre pays. Car, dit-il, les indicateurs demeurent moins satisfaisants malgré les différents efforts consentis. Il urge, selon lui, de retrousser les manches pour être au rendez-vous des ODD pour le secteur de la Santé en 2030. Pour ce faire, il s’agira de travailler en sorte à réduire la mortalité maternelle à moins de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes, à l’échelle mondiale dans les tout prochains jours.

Réduire la mortalité maternelle

Il faut noter que les causes de la mortalité maternelle sont de plusieurs ordres. Entre autres, on peut citer les infections, les avortements, l’hémorragie, l’état hypertensif. Pour faire face à la situation, chaque année, une réunion de revue est organisée pour faire régulièrement le point sur les progrès accomplis dans chaque pays, discuter des défis et mettre en relief des solutions viables pour améliorer la mise en œuvre de l’initiative et atteindre les objectifs fixés. Elle permet de capitaliser les expériences des parties prenantes dans le cadre d’une coordination afin de mutualiser les efforts pour une mise en œuvre adéquate.

Cette réunion de revue et de planification des interventions de la santé sexuelle reproductive et droits connexes a pour objectif de partager l’expérience de mise en œuvre de l’initiative dans les quatre pays bénéficiaires, d’identifier les progrès, les difficultés, les défis de mise en œuvre de l’initiative dans les pays ainsi que les approches de solutions pour optimiser les résultats de l’initiative.

Désiré GBODOUGBE

 

Publié le 21-11-2019 dans lanationbenin