A Yopougon, les droits en santé sexuelle et reproductive des jeunes au centre d’une réflexion entre jeunes de différentes associations

Atelier de réflexion des jeunes de diverses associations à Yopougon. Malgré les multiples efforts consentis çà et là, les questions sur les Droits et la Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR) demeurent problématiques à cause de nos normes sociales. 

Pourtant les données sur la question sont inquiétantes avec le taux élevé des grossesses précoces, un taux de mortalité maternel encore considérable et pire, une recrudescence au niveau des cas d’avortement dans la sous-région estimés à environ 26 pour 1 000 femmes mariées et 36 pour 1 000 femmes célibataires.

C’est dans un tel contexte que le Réseau Ivoirien des Jeunes contre le Sida (RIJES), et cinq autres organisations et regroupements de jeunesse issus de six pays de l’Afrique de l’Ouest francophone (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sénégal) sont accompagnés par AmplifyChange dans le but de réfléchir à une stratégie pour limiter les conséquences liées à l’avortement clandestin à travers le projet de renforcement des capacités des acteurs de la société civile pour une meilleure appropriation de la thématique de l’avortement sécurisé.

Ce projet coordonné par SOS Jeunesses et Défis du Burkina Faso est mis en œuvre en consortium de six OSC de la sous-région réuni au sein d’une Alliance dénommée Alliance Droits et Santé.
Le Centre Aéré Socio-Educatif (CASEJ) de l’AIBEF située à Yopougon Sideci a servi pendant trois jours de cadre de formation de 10 organisations de jeunes, d’étudiants, de féministes sur les Droits en Santé Sexuelle et Reproductive. Les participants ont pu bénéficier d’un renforcement de capacité et on pu évaluer leur point de vue et leur position à travers des sessions de clarification des valeurs.

Pour Elysée Leroux, Directeur Exécutif du Réseau Ivoirien des Jeunes contre le Sida ou RIJES, lors du mot d’ouverture « cet atelier devrait permettre une prise de conscience individuelle et contribuer à faire des participants »  et de leurs structures respectives « des agents multiplicateurs de changement auprès d’autres acteurs associatifs ».

Jean Chrésus

Publié le 24-07-2020 dans KOACI