12e université francophone en promotion de la santé: L’ONG Acdev active les jeunes

La santé de la reproduction des adolescents jeunes a fait l’objet d’un panel lors de l’ouverture, à Dakar, de la 12e université francophone en promotion de la santé. Selon le coordonnateur de l’ONG Acdev, docteur Cheikh Tidiane Athié, les jeunes ont des besoins croissants en matière de connaissance et de structures adéquates.

L’université francophone en promotion de la santé a démarré depuis avant-hier, lundi les modules de formation à l’endroit des prestataires de santé. Une formation qui prendra fin vendredi prochain et à laquelle plus de 250 personnes de nationalités différentes prennent part pour discuter et échanger sur la santé. Initié par l’ONG Acdev, le but est de contribuer à la création d’un espace francophone d’échanges sur la promotion de la santé en Afrique. «Cette université a, depuis sa création, suscitée un niveau de satisfaction très élevé tant de la part des participants que les intervenants. C’est une formation ouverte à toutes les personnes concernées par les questions actuelles de santé publique», a-t-il fait comprendre.

La cérémonie d’ouverture, qui a eu lieu dimanche, a accordé ainsi une large place à la santé de la reproduction chez les adolescents jeunes. Selon le coordinateur de l’Ong Acdev, docteur Cheikh Tidiane Athié, la thématique est d’actualité. «Les programmes mis en œuvre sur la santé de la reproduction chez les adolescents jeunes sont certes importants, mais insuffisant», a-t-il souligné.

Et de poursuivre: « les jeunes ont des besoins croissants en matière de connaissances, de structures adaptées et qui répondent à leurs besoins. Face à toutes ces préoccupations, avec une sexualité qui devient de plus en plus précoce, il y a un besoin d’informer sur les pistes qu’il y a, d’instaurer un climat de confiance entre parents et enfants ».

Revenant sur la tenue et l’importance de cette université, le docteur Athié a souligné que l’objectif général de cette 12e édition est de concourir à l’harmonisation et au partage du concept de promotion de la santé.

A cet effet, trois modules sont prévus, allant de l’organisation du système de santé à la méthode pour l’intervention en passant par l’évaluation, l’approche par population et par thème. «Ce cours permettra un échange dynamique entre les acteurs de terrain, les décideurs, les politiques.

Le partage des sommes d’expériences menées en matière  de promotion de la santé constitue le maître mot de l’ensemble des modules», a déclaré le docteur Athié. Des panels sont aussi au rendez-vous de cette 12e édition et concernent la problématique de la tuberculose et la controverse sur les médicaments en Afrique et au Sénégal.

Pour rappel, l’université francophone sur la santé demeure un rendez-vous annuel. Et à l’image des autres universités sœurs, comme Bruxelles, Besançon, Tunis, elle vise à faire le lien entre action et recherche et à répondre à des problématiques concrètes en favorisant une réflexion et des échanges autour d’expériences originales.

Denise ZAROUR MEDANG

Publié le 23-10-2019 dans sudonline