Safiath Aminami, à travers sa musique, sensibilise à l’utilisation de méthodes contraceptives.


Safiath Aminami

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme 2018, l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO) avec la collaboration des Jeunes Ambassadeurs pour la Santé de la Reproduction et la Planification Familiale (JASR/PF) membres des Coalitions de la Société Civile pour le Repositionnement de la PF en Afrique de l’Ouest (CS4FP) vous propose une série d’interviews d’activistes urbaines et rurales œuvrant pour l’accès des femmes aux services de PF.

Artiste, auteur, compositeur et chanteuse engagée Safiath Aminami, Nigéro-Soudanaise, à travers sa musique à beaucoup fait dans le domaine de la santé de la reproduction. Elle et son groupe Kai Dan Gaskia dénonce le mariage précoce et forcé des adolescentes, les grossesses non désirées et dernièrement elle a participé à la réalisation de la chanson dédiée aux Jeunes Ambassadeurs pour la Santé de la Reproduction et la Planification Familiale des pays du Partenariat de Ouagadougou.

Comment est venu votre engagement au profit de la PF ? Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager ?

Mon engagement pour la PF est venu depuis ma tendre jeunesse moi même ayant 6 frères et soeurs, donc ayant eu l’expérience de la famille nombreuse. Avec ma carrière d’artiste engagée je me suis dite que c’était une opportunité de pousser plus loin ma sensibilisation et atteindre plus de parents afin de les aider à mieux comprendre la PF qui leur permettra de mieux prendre en charge leurs enfants et qui mènera à un bon épanouissement de la famille.

En quoi votre activisme change ou pourrait changer la vie des femmes ?

Je pense que beaucoup de femmes sont déjà conscientes aujourd’hui qu’avoir des grossesses rapprochées, n’est ni à leur avantage ni à celui de leurs enfants, donc en encourageant le planning familial on permet non seulement une meilleure santé à la mère mais aussi une meilleure prise en charge des enfants, le plus difficile étant de nos jours, l’éducation.

Quels sont les défis auxquels vous êtes souvent confrontés ?

Bon, les défis auxquels je fais face c’est par exemple quand les maris acceptent très mal la contraception ou quand les femmes elles-même sont méfiantes par rapport au diverses méthodes de contraception, il y a aussi la mauvaise interprétation de ce que la religion préconise en matière de faire des enfants. Mais je pense qu’en majorité les femmes, même en milieu rural sont aujourd’hui conscientes que la PF est la meilleure solution pour un épanouissement familial.

Un message à envoyer lors de cette journée internationale de la femme ?

Je souhaite beaucoup de courage à toutes les femmes quelque soit leur lutte, et je leur dis de ne pas baisser les bras.

Propos recueillis par Mariama Abou Gado, JA SR/PF Niger