Planification familiale : Un tweet-up pour interpeller les décideurs politiques


Jeunes et adolescents

Une campagne de mobilisation sociale et d’interpellation des autorités burkinabè, sur les problématiques de l’accès à la contraception et la lutte contre les avortements à risque, est organisée du 25 au 30 septembre 2017. La campagne est menée par plusieurs réseaux et associations de jeunes. Pour l’occasion, un tweet-up a été organisé ce 27 septembre sur la toile.

Le réseau des Jeunes Ambassadeurs pour la santé de la Reproduction et la Planification Familiale, en collaboration avec d’autres jeunes du groupe de plaidoyer issus de différentes associations, a organisé un Tweet-up, ce mercredi 27 septembre 2017. Il s’agit d’un cadre d’échanges entre les jeunes, les OSC et les autorités et députés engagés dans la promotion des droits et santé sexuels, reproductifs des adolescents et jeunes.

Il s’est agi de manière spécifique de sensibiliser plus de communautés (internautes et communautés à la base) sur la nécessité de lever des barrières socio-culturelles à l’accès à la planification familiale et d’interpeller les décideurs politiques dont les députés sur la nécessité de lever les barrières financières et juridiques à l’accès aux méthodes contraceptives afin de réduire la morbi-mortalité liée aux grossesses non désirées.

Les internautes ont débattu sur Twitter, le 27 septembre de 14h à 17h. Les hashtags #ContraceptionPourTous et #Contraception4Youth ont permis à de nombreux utilisateurs Twitter du Burkina et d’Afrique de participer à ce débat en ligne.

Cinq sujets principaux étaient au menu des échanges : L’accès aux méthodes contraceptives par les jeunes, comment expliquer la réticence de certains jeunes, comment améliorer l’accès aux méthodes, la gratuité des méthodes comme moyen efficace de lutte contre les grossesses non désirées et l’éducation sexuelle comme moyen de prévenir les grossesses non voulues.

Plusieurs autres activités, notamment un panel, des audiences et un match de football, sont prévues dans le cadre de cette vaste campagne de sensibilisation et d’interpellation. A noter que les initiateurs de cette campagne participent à la deuxième session parlementaire de l’année.

Pour rappel, la communauté internationale a célébré la journée mondiale de la contraception le 26 septembre 2017. Au Burkina Faso, l’évènement a été marqué par diverses activités, allant de la diffusion de communiqués officiels jusqu’à des séances de sensibilisation et de mobilisation citoyenne.

Selon Zitibmi Albert Yaméogo de l’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF), cette journée permet notamment de faire connaître les différents moyens de contraception de manière à limiter le nombre de grossesses non désirées, de rappeler les droits en matière de contraception et à permettre aux jeunes de vivre une sexualité sans risque et d’informer sur les risques des rapports sexuels non protégés. Mieux, ajoute-il, cette journée interpelle sur l’importance de la contraception au plan social, sanitaire et économique.

Noufou KINDO

Paru le 28-09-2017 dans Burkina24