Planification familiale: la Guinée parmi les mauvais élèves de la sous-région


jeunes et contraception

Inciter la population en général et les femmes en particulier à la planification familiale. C’est l’objectif que se fixent les cadres du ministère guinéen du plan et ceux du Fonds des Nations unies pour la population.  En prélude à la célébration  la journée mondiale de la population, ils ont animé ce vendredi une conférence de presse ce mardi pour expliquer pourquoi ils tiennent à la problématique de la planification familiale. 

C’est un constat. La couche féminine est confrontée à d’énormes problèmes sanitaires en Guinée. Parmi ces problèmes, la mortalité maternelle reste de nos jours la plus préoccupante puisque de nombreuses femmes meurent encore en donnant la vie. C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la population célébrée le 11 juillet de chaque année, les autorités guinéennes comptent placer la planification familiale au centre des attentions.  « L’espacement des naissances est nié par les femmes dans leur cycle de reproduction. Son non-respect provoque des morts pendant l’accouchement. Le taux de prévalence contraceptive est de 8,7% au niveau national, l’un des faibles taux de la sous-région de l’Afrique de l’ouest, et de seulement 2% dans la région de Kankan», fait remarquer Mohamed Sano, Directeur national de la population et développement.

Invité à s’exprimer sur la question au cours d’une conférence de presse, Sansy Kaba Diakité, commissaire général de Conakry capitale mondiale du livre, a estimé que l’un des facteurs primordiaux du manque ou du faible recours à la planification familiale reste l’analphabétisme. «Quelqu’un qui n’est pas instruit, ne peut pas sentir le désastre qu’ il est entrain de faire sur lui-même. Les femmes guinéennes perdent la vie par ignorance »,  déplore -t-il.

C’est pourquoi, pour limiter les risques liés à la mortalité maternelle et infantile, les conférenciers insistent sur la sensibilisation et les campagnes d’information à travers le pays. Et comme l’explique déjà Dr Mamady Kourouma, « pour une bonne planification familiale, Il doit y avoir deux ans d’espacement de naissance entre les enfants dans un couple en allaitement exclusif. Le taux de natalité doit être à cet effet de 25 naissances pour 1000 femmes».

                                                                                                                                                                            Seydouba Camara 

Le déclic.info