Planification familiale : les femmes et les jeunes filles invitées à plus d’intérêt


Mere et fils

CIV-lepointsur.com (Abidjan, le 18-7-2017) Dans le cadre du Sommet Mondiale de Londres sur la Planification Familiale, des activités de sensibilisation des femmes sur la fréquentation des services de Planification Familiale ont eu lieu dans plusieurs districts sanitaires du Pays. A Sakassou, l’hôpital général et le centre de santé urbain d’Assandré ont servi de cadre pour des consultations foraines. Les nombreuses femmes venues ont pu bénéficier gratuitement de contraceptifs de leurs choix. Notamment, de l’implant, du stérilet, de l’injectable et des préservatifs.

En Côte d’Ivoire, seulement 14% de femmes utilisent les services de planification familiale. Devant cette faible utilisation des services, cette campagne promotionnelle des méthodes contraceptives s’avère nécessaire. A l’occasion, une table ronde pour la mobilisation de fonds, en vue de la promotion plus efficace de la  planification familiale s’est tenue à la préfecture de Sakassou, le jeudi 6 juillet 2017, sous la présidence de Coulibaly Kando, Préfet du département de Sakassou. Le directeur départemental de la Santé, Docteur Crépin Bath Yao Kouassi a exhorté la population en général et les femmes en particulier à fréquenter les services de santé. Car, selon lui, « une famille où les naissances sont planifiées permet d’économiser, de maîtriser l’éducation et le bien-être de chaque enfant« .

Cette campagne de sensibilisation sur le planning familial se justifie par la promotion des méthodes contraceptives, pour mieux contrôler les naissances. Elle fait suite au sommet tenu à Londres en 2012 relativement à cette question sensible. Ce sommet s’était fixé pour objectif de permettre à 120 millions de femmes supplémentaires d’utiliser la contraception avant 2020.

Devant la faible utilisation des services de planification familiale (TPC : 14 %) en  en Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien s’était engagée, lors de ce sommet à accroître le nombre  de structures sanitaires offrant les service de planification familiale de 60% en 2010 à 100% en 2015, augmenter les ressources allouées à la planification familiale, y compris les produits contraceptifs, renforcer les services communautaires, élargir la gamme de méthode de planification familiale et à donner accès aux méthodes de planification familiale pour les femmes vivant avec le VIH et les jeunes.

Le Sommet de Londres du 11 Juillet 2017 a ainsi été l’occasion d’apprécier les progrès réalisés par les pays depuis 2012 et prendre d’autres engagements plus ambitieux et importants de la part des gouvernements, des donateurs, du secteur privé et de la société civile pour accélérer la réalisation des objectifs d’ici 2020.

Face à l’insuffisance d’offre de toute la gamme des produits contraceptifs dans les structures de santé, la non-gratuité de l’offre de services de planification familiale et l’insuffisance d’information des populations sur la disponibilité des services de planification familiale dans leur structure sanitaire de recours, le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, avec l’appui technique et financier de l’UNFPA et d’autres partenaires,  se propose d’organiser une vaste campagne de sensibilisation et d’offres des services en CPN, CPoN, Planification Familiale, PTME et en dépistage des cellules précancéreuses du col  de l’utérus dans 2 communes d’Abidjan et les Districts Sanitaires de Soubré, Gagnoa et Sakassou.

Idrissa Konaté

Lepointsur.com