Journée Mondiale de la Population, édition 2018: « La planification familiale est un droit humain »


femme avec un bébé au dos

La Journée Mondiale de la Population édition 2018 est célébrée cette année à Kolda sous le thème: « La planification familiale est un droit humain ».

Une série d’activité allant d’un atelier scientifique à la Nuit EVF vont être réalisée dans l’optique de communiquer davantage sur les bienfaits de la planification familiale volontaire et ce qui en fait un droit.

Kolda comme les autres régions du Sud est dans une zone où les taux de mortalité maternelle et infantile sont supérieurs à la moyenne nationale, où la prévalence contraceptive est faible, le taux de prévalence de l’excision élevé et où persistent les Violences basées sur le genre qui constituent un réel obstacle quant à l’épanouissement des femmes et des filles.

A Kolda, le contexte socio culturel et religieux n’est pas favorable à la planification familiale. C’est ce qui explique que la planification familiale a souvent tendance à être bannie en milieu rural surtout chez les hommes qui doivent soutenir leurs femmes et les encourager à l’adopter. Alors que son recours est un droit international consacré lors de la conférence sur la population et le développement au Caire en 1994.

Il demeure donc évident qu’en dehors du contexte socio culturel et religieux vient s’ajouter une ignorance de l’existence de certains textes qui reconnaissent le recours à la planification familiale comme un droit.

Par ailleurs, pour l’OMS il existe des normes pour défendre le droit à la planification familiale. Parmi ces normes, on peut citer:

  • La non-discrimination : Les informations et services de planification familiale ne peuvent être restreints en fonction de la race, du sexe, de la langue, de la religion, de l’appartenance politique, de l’origine nationale, de l’âge, du statut économique, du lieu de résidence, du handicap, de l’état civil.
  • La disponibilité : Les informations et moyens de contraception doivent être disponibles en quantité suffisante, avec une variété suffisante, pour répondre aux besoins de tous.
  • L’accessibilité : Les pays doivent veiller à ce que les produits et services de planification familiale soient accessibles à tous. Cela signifie que les services et l’information doivent être physiquement accessibles et abordables.
  • L’acceptabilité : Les services et l’information en matière de contraception doivent être fournis de manière digne, en respectant à la fois l’éthique médicale moderne et la culture des personnes recevant ces services.
  • La qualité : Les informations sur la planification familiale doivent être clairement communiquées et scientifiquement précises.
  • La prise de décision éclairée : En matière de reproduction, chaque personne doit être habilitée à faire ses choix en toute autonomie, sans pression, contrainte ou fausse déclaration.
  • La vie privée et la confidentialité : Tous les individus doivent jouir du droit à la vie privée lorsqu’ils recherchent des informations et des services de planification familiale.
  • La participation : Les pays ont l’obligation d’assurer la participation active et informée des individus aux décisions qui les concernent, notamment sur les problèmes de santé.
  • La responsabilité : Les systèmes de santé, les systèmes éducatifs, les dirigeants et les décideurs doivent être responsables des efforts déployés pour réaliser le droit de l’homme à la planification familiale.

Ibrahima FALL