La planification familiale pour contrecarrer le boom démographique au Niger


Planification familiale

Le boom démographique est une réalité au Niger. Avec une population de près de 20 millions d’habitants, le Niger présente un taux d’accroissement inter-censitaire de 3,9%. Plus de la moitié de la population est âgée de moins de 15 ans. Une réalité pressante sur les stratégies de développement et qui justifie le discours du ministre nigérien de la Population à la 50ème session de la commission population et développement des Nations unies qui se tient actuellement à New York.

Le déplacement de Kaffa Rakiatou Jackou à New York intervient au moment où les Nations unies se préparent à mettre en œuvre des programmes de développement pour l’atteinte des objectifs de développement durable. L’occasion pour la ministre de la Population de présenter les moyens mis en œuvre par le gouvernement nigérien pour relever ce défi d’une part et d’autre part mettre un accent sur la nécessité (pour les Nations unies) de prendre en compte le volet démographique et la dynamique des populations dans les politiques et programmes de développement.

Pour relever les défis du boom démographique, l’Etat nigérien mise sur la planification familiale inscrite dans la stratégie de développement durable et inclusif Niger 2035, selon Mme Jackou. C’est ainsi que le programme « l’école des maris » axé sur le changement de mentalité des hommes sur la santé de reproduction et le programme « Illimi » destinés à sensibiliser les jeunes sur les conséquences des mariages précoces et les grossesses en milieu scolaire ont vu le jour. Et pour tirer les avantages du dividende démographique, la ministre informe avoir mis en œuvre des programmes avec l’appui des partenaires pour l’autonomisation des femmes et la santé. Lesquels projets vont en phase avec la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et l’agenda 2063 de l’Union africaine.

A la tribune des Nations unies, Kaffa Jackou a aussi parlé des programmes mis en œuvre qui ont permis de faire baisser le taux de pauvreté de 62% en 2005 à 48,2% en 2011 ; la réduction du taux de mortalité infantile de 123/1000 à 51/1000 ; la réduction du taux de la mortalité maternelle passé de 652 décès pour 100.000 naissances à 535 pour 100000 naissances vivantes entre 1992 et 2012, l’augmentation du taux de scolarisation de 62,1% en 2008 à 82% en 2013.

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