La planification familiale, un droit de l’homme


« La planification familiale est un droit de l’homme », c’est le thème choisi par la Guinée pour la journée mondiale de la population 2018 prévue le 11 juillet prochain. Selon la déclaration de Téhéran de 1968 relative aux droits de l’homme, « les parents ont un droit humain fondamental de décider librement de la manière responsable si et quand disposer de progénitures, du choix du nombre de leurs enfants et de l’espacement des naissances ». Il revient désormais aux couples de « être des acteurs et non de simples bénéficiaires de leur développement ».

Cependant, déplore le Directeur National de Population et de Développement, Mohamed Sano, un demi-siècle après la déclaration de Téhéran, la planification familiale comme droit de l’homme est sous pression et soumise à plusieurs attaques notamment la limitation de l’accès à l’éducation, à l’information et aux services de la planification familiale.

Or, explique-t-il, un plus grand accès à la planification familiale, sauverait annuellement de dizaines de milliers de vies en évitant des grossesses non désirées, réduirait le nombre d’avortement et diminuerait sensiblement l’incidence de décès et d’handicaps liés aux complications des grossesses et de l’accouchement.

Faut-il noter que l’UNFPA et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont reconnu neuf normes standards qui doivent être satisfaites dans chaque communauté et pour chaque individu. Il s’agit entre autres de la non-discrimination, de la disponibilité, de l’accessibilité, de l’acceptabilité, de la bonne qualité, le choix éclairé, le respect de la vie privée et de la confidentialité, la participation et la redevabilité.

En Guinée, note le Directeur National de la Population et de Développement (DNPD), la politique nationale de la reproduction consacre une place capitale à la PF dans la lutte contre la mortalité maternelle et mortalité infantile.

Amadou Kendessa Diallo

Publié le 07-07-2018 dans le jour Guinée