Une cinquantaine de Médecins de 14 pays d’Afrique parlent de Santé Sexuelle et de Reproduction à Lomé


Une cinquantaine de médecins ressortissant de quatorze (14) pays d’Afrique de l’ouest et du centre prennent part depuis ce mercredi à Lomé à une rencontre d’échanges et de partage d’expériences sur l’accès universel de santé sexuel et de reproduction de santé maternelle et de planification basé sur les droits humains, a constaté l’agence Afreepress.

Les travaux de la dite rencontre ont été ouverts par la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, Tchabinandi Kolani YENTCHARE en présence de son collègue de la planification, Kossi ASSIMAÏDOU, du représentant résident de l’UNFPA au Togo, Dr Justin KOFFI et la représentante résidente de l’Organisation Mondiale de la Santé au Togo (OMS-Togo), Dr Lucile IMBOUA.

Initié par le bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), cette rencontre régionale de trois (3) jours vise à améliorer la santé et assurer le bien-être aux populations les plus vulnérables que constituent les femmes et les enfants.

Selon la Ministre, bien que les différentes mesures entreprises ici et là par les gouvernements africains en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive soient salutaires et encourageantes, malheureusement plusieurs efforts restent encore à faire.

« L’insuffisance de sages-femmes qualifiées, des ressources financières limitées, de la faible capacité des gestionnaires de programme de santé et des prestations de services à fournir et coordonner des services intégrés de planification familiale et de santé maternelle, de la faiblesse de la chaîne d’approvisionnement en contraceptifs et médicaments d’urgence pour sauver la vie de la mère et de l’enfant, de la faiblesse des systèmes de santé sont des défis qui reste encore à relever », a déclaré la Ministre Kolani.

Cette rencontre régionale prend fin ce vendredi 21 août.

En Afrique de l’Ouest et du Centre seules 12% des femmes enceintes dans le besoin reçoivent effectivement des soins obstétricaux et néonataux d’urgence et selon un rapport publié en 2013 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’UNFPA, les besoins mondiaux non satisfaits en planning familial sont de l’ordre de 25% dans la région, constituant quasiment le double des besoins mondiaux non satisfaits.

Selon le représentant régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Nestor Pépé AZANDEGBE, l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive y compris la planification familiale constituent le fer de lance des domaines d’intervention prioritaire pour accélérer la transition démographique qui conditionne largement le développement économique et social d’un pays.

Elisabeth S.

iciLomé.com