Avortement et contraception au cœur d’une conférence à Sonfonia


Ce samedi 17 mars 2018, s’est tenue à Conakry,  une conférence sur les enjeux liés à l’avortement et l’usage des méthodes contraceptives. C’est la bibliothèque américaine  sise  dans l’enceinte de l’université  Sonfonia qui a abrité la rencontre qui s’inscrit dans le cadre  de la promotion de l’éducation sexuelle. Deux  biologistes,  Rougui Barry et Koulako Oulare ont animé la conférence.

 «  Il est question d’informer et sensibiliser  les jeunes,  filles et garçons sur les maladies sexuellement transmissibles et les moyens à utiliser pour les éviter. On évoque aussi les risques liés aux grossesses précoces et les moyens de les éviter », a expliqué Rougui Barry.

L’avortement, selon elle,  peut-être spontané (fausse couche) ou provoqués. « Ces avortements provoqués se déroulent souvent de façon clandestine, ce qui entraîne des risques pouvant aboutir à la stérilité », précise. Koulako Oulare. Selon elle, la perturbation du cycle menstruel, le déplacement du placenta, la perforation de l’utérus, le cancer de l’utérus sont également des conséquences pouvant se rattacher aux avortements n’ayant été pratiqués par des professionnels.

Pour éviter les grossesses non désirées, elles conseillent l’utilisation des méthodes contraceptives.

« Ces méthodes peuvent être hormonales  à travers des pilules contraceptives. Il y’a aussi le port des préservatifs et la stérilisation pour mettre fin à la fertilité », indique Rougui Barry,

La rencontre a été placée sous l’autorité de Mariam Keita, du ministère des affaires étrangères. Dans son discours, elle  a invité les jeunes à s’abstenir ou à se préserver.

« Si vous n’êtes pas mariées, Si vous n’êtes pas prêtes à élever un enfant, préservez-vous », a-t-elle conseillé.

Hawa Bah

Publié le 17-03-2018 dans ledjely.com