Autonomisation de la femme: ‘’Il y a un travail additionnel à faire en Côte d’Ivoire’’, précise le patron de l’Aibef


Femme vendeuse avec un bebe au dos

« Le fait d’utiliser une méthode contraceptive va lui permettre d’exercer une activité génératrice de revenus et des moyens de s’occuper de ses enfants. Elle pourra mieux soutenir son mari », a-t-elle indiqué.

(Conakry) – « L’Autonomisation de la femme et la révolution contraceptive ». Tel est le thème de la 6e rencontre annuelle du Partenariat de Ouagadougou (PO) qui a démarré depuis le mardi 12 décembre 2017, à Conakry en Guinée.

Réagissant mercredi à ce sujet, Dr Allo Richard, directeur exécutif de l’Association ivoirienne pour le bien-être familial (Aibef) précise « qu’il y a un travail additionnel à faire au niveau de la Côte d’Ivoire ».

Le premier responsable de l’Aibef explique: « quand on parle d’autonomisation de la femme en français, cela signifie qu’on va lui donner quelque chose pour pouvoir se prendre en charge. Mais est-ce que cela suffit ?  En anglais, le terme est beaucoup plus large. C’est de donner la capacité à la femme en termes de connaissances, d’informations. Lorsqu’elle est munie de ces informations et qu’additionnellement elle a une activité qui lui génère des ressources, en ce moment-là, elle peut se prendre en charge entièrement. Parce qu’elle connaît la planification familiale, les méthodes et en plus elle a les ressources. »

Chercher à rendre la femme autonome, c’est avant tout lui donner « les moyens pour utiliser une méthode contraceptive. On a vu dans un exposé tout ce qui constitue un obstacle à l’utilisation de méthodes contraceptives pour la femme (le manque de moyens, les pesanteurs socio-culturelles). Avec l’autonomisation de la femme, elle a les moyens de s’offrir une méthode contraceptive », a ajouté Mme Hortense Koffi, représentante de la présidente de la Coalition des Osc pour la planification familiale.

Pour elle, le bien-être physique, mental  et même économique de la femme passe par la promotion de son autonomisation. « Le fait d’utiliser une méthode contraceptive va lui permettre d’exercer une activité génératrice de revenus et des moyens de s’occuper de ses enfants. Elle pourra mieux soutenir son mari », a-t-elle indiqué.

La 6e réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou se déroule en Guinée du 12 au 14 décembre 2017. C’est un cadre pour promouvoir la planification familiale dans les neuf pays d’Afrique de l’ouest francophone où les progrès en contraception sont considérés comme les plus lents dans le monde.

La priorité du PO, depuis 2011, est d’accélérer les progrès dans l’utilisation des services de planification familiale en Afrique de l’ouest. Et cela, en vue de permettre aux femmes résidant dans ces neuf pays francophones d’Afrique de l’ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo) d’accéder librement à la contraception.

Publié le 14 Déc 2017 sur Fratmat.info