Afrique de l’Ouest : Lancement d’un hub francophone pour la Planification familiale post-partum


femmes vues de dos entrain de marcher

Les efforts fournis dans les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest en matière de contraception sont encore insuffisants. Pour inciter ces Etats à accélérer les progrès, il a été lancé, à Conakry, un hub francophone régional pour la Planification familiale post-partum (Pfpp), la nutrition et les soins essentiels du nouveau-né.

Pour aider les pays de l’Afrique de l’Ouest membres du Partenariat de Ouagadougou à augmenter leurs taux de prévalence contraceptive, il est mis en place un hub francophone régional pour la Planification familiale post-partum (Pfpp), la nutrition et les soins essentiels du nouveau-né. L’annonce a été faite en Guinée lors de la 6ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (Conakry, 12-14 décembre 2017). Ce mouvement a été lancé en 2011 pour accélérer les progrès en planification familiale dans les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest.

L’objectif poursuivi à travers ce hub régional est, selon le Dr Cheikh Touré, de l’Ong IntraHealth international, d’assurer une « intégration plus large des programmes de Santé de la reproduction, maternelle, néonatale et infantile (Smni) et de nutrition dans les 9 pays du Partenariat de Ouagadougou ».

Financé par la Fondation Bill & Melinda Gates à hauteur de 7 millions de dollars et mis en œuvre par IntraHealth international, Helen Keller International, Path, l’Institut de recherche en sciences de la santé du Burkina Faso (Irss), ce programme est déroulé sur une période de 3 ans (novembre 2017-octobre 2020). « Notre vision est qu’avec l’appui du hub francophone tous les 9 pays du Partenariat de Ouagadougou feront des avancées significatives pour atteindre leurs objectifs nationaux d’accroissement du Taux de prévalence contraceptive (Tpc) d’ici à 2020 », a déclaré M. Touré, soulignant que parmi les résultats attendus à la fin du projet figurent l’arrêt des « décès maternels et infantiles évitables », l’amélioration de « la nutrition maternelle et les pratiques d’alimentation des nourrissons et des enfants ». Sur les 9 pays francophones du Partenariat de Ouagadougou (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo), seuls les trois jugés prioritaires seront choisis pour bénéficier « de plus d’assistance technique, financière et de l’appui pour la coordination dans la mise en œuvre de l’initiative », a clarifié le Dr Cheikh Touré qui, évoquant les critères de sélection, a d’emblée cité l’engagement politique du pays pour la planification familiale.

Les forts taux de mortalité maternelle et infantile, le faible état nutritionnel, les besoins non satisfaits en contraception élevés sont d’autres critères établis pour être sélectionné parmi les trois pays bénéficiaires du projet de hub régional francophone. Un environnement favorisant l’innovation et le manque de ressources techniques et financiers constituent d’autres éléments identifiés à côté de la stabilité politique pour faire partie de ce programme.

Publié le 21 Dec 2017 sur Le Soleil