Abidjan : La 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou mobilise 300 participants pour échanger autour de la planification familiale


jeunes ambassadeurs

La 5ème réunion Annuelle du partenariat de Ouagadougou s’est ouvert hier mardi 13 décembre, à l’hôtel Radission Blu de Côte d’ivoire. Quelque 300 participants venus des différents Etats membres de cette coalition panafricaine prennent part à cette rencontre d’Abidjan dont le thème est : Promouvoir la contraception, c’est garantir un meilleur avenir pour les jeunes ».  Ces participants sont essentiellement composés de jeunes et de femmes issus des organisations de la société civile et des médias de la sous-région, ainsi que des représentants du secteur privé et partenaires techniques et financiers.

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A l’ouverture des travaux, Mme Fatimata Sy, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou a indiqué que la  réunion de cette année est d’une importance capitale parce qu’elle doit permettre d’atteindre 2,2 million d’utilisatrices additionnelles de méthodes modernes de contraception d’ici 2020 dans les  pays du Partenariat.  « Mais nous avons déjà prouvé que nous pouvons atteindre des objectifs ambitieux ; souvenez-vous qu’en 2011 nous avions fait le pari d’avoir 1 million  d’utilisatrices additionnelles avant 2015 et nous en avons eues 1,18 million », a-t-elle rappelé.

Selon elle, les plans d’actions nationaux budgétisés (PANB) doivent être actualisés avec les nouveaux objectifs et des interventions à haut impact, fondées sur des données probantes. Pour accélérer la cadence, elle estime qu’il faut réviser les plans nationaux afin d’intégrer les stratégies les plus porteuses sur les quelles on peut s’appuyer.

Mme Sy souligne à juste titre que la plupart des pays membres du PO possèdent actuellement des  plans d’action pouvant aider à en faire d’autres de deuxième génération, prenant en compte les évidences scientifiques connues et les innovations porteuses. Du moins, dit-elle, si l’on a la ferme volonté d’accélérer la cadence dans la mise en œuvre des interventions.

« Nous avons vu au cours de ces dernières années, une société civile déterminée, un secteur privé décidé à être parties prenantes à part entière dans la mise en œuvre des plans d’action et des bailleurs de fonds attentifs aux besoins des pays », s’est félicitée la Directrice de Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou

Il faut dire que cette 5éme réunion revêt une importance particulière au vu des défis qui attendent les parties prenantes du PO. En effet, l’année 2015 marquait la fin des plans d’action de certains pays, mais aussi l’échéance de la phase « d’urgence d’agir » du Partenariat.

De nouveaux défis

Les principaux défis relevés pour cette phase d’accélération 2016-2020 sont la création et la satisfaction de la demande de services en SR/PF, les services aux adolescents et aux jeunes comme choix stratégiques et prioritaires dans les plans d’action, l’ancrage institutionnel favorable et rassurant pour la PF, le partenariat inter-pays qui a facilité les partages d’expériences et les bonnes pratiques.

Le représentant par intérim du UNFPA-Côte d’ivoire a remercié les organisateurs pour le choix du thème de cette 5ème réunion qui se focalise uniquement que sur les jeunes. Selon lui le besoin en contraception chez les jeunes et les adolescents est d’autant plus criard que la contribution de la fécondité des adolescent/jeunes à la fécondité globale cause de mortalité chez les femmes de 15 à 19  ans, contribuant ainsi de manière significative à la mortalité maternelle dans nos pays.

Ainsi donc, le thème choisi cette années sonne comme une révolte et suscite la réflexion pour des actions stratégiques en vue d’un avenir meilleur pour l’ensemble de la jeunesse africaine, a indiqué , M. Kaboré Saidou.

« Au moment où la côte d’ivoire s’est engagée pour l’émergence en 2020, nous devons tous rêver  d’un monde où les avantages de la planification familiale procurent le plus grand bien aux populations desservies » a souhaité le représentant intérimaire de l’UNFPA Côte d’Ivoire.

Dans une telle perspective, martèle-t-il, l’engagement de l’UNFPA auprès du gouvernement ivoirien doit être sans faille afin de conjuguer les efforts et de rechercher les synergies permettant de faire en sorte que « le potentiel de chaque jeune soit effectivement accompli ».

Le partenariat de Ouagadougou, né de la volonté de nos chefs d’état et  gouvernements respectifs s’est fixé un défi majeur à savoir  « Accélérer les progrès dans l’utilisation des services de familiale » en vue de parvenir à la réduction de la mortalité maternelle, a rappelé de côté Dr Raymonde Goudou Coffie, la ministre ivoirienne de la Santé et de l’Hygiène publique.

Kadiatou Thierno Diallo

Depuis Abidjan

Guineeco.info